Le gouvernement burkinabè a annoncé mercredi la résiliation « de façon collective et accélérée » de « tous » les marchés publics « en souffrance » depuis deux ans qu’il va réattribuer à d’autres prestataires, a-t-on appris de source officielle à Ouagadougou.
Selon un communiqué du Conseil de ministre transmis à l’AIB, au total, 228 marchés attribués par l’Etat sont en « difficulté » au Burkina Faso.
« Pour l’assainissement de la gestion desdits marchés », le gouvernement a décidé de la résiliation « de façon collective et accélérée » de « tous » les marchés publics « en souffrance », « notamment ceux échus en 2009 et ceux abandonnés depuis 2010, en vue de permettre de sélectionner de nouveaux prestataires », indique le texte.
Les députés burkinabè ont voté le 20 décembre à l’unanimité la mise en place d’une commission d’enquête sur la corruption dans l’attribution des marchés publics.
Dix parlementaires, qui auront 45 jours pour soumettre leur rapport, devront mener des investigations dans le secteur des marchés publics selon la résolution soumise au vote par un réseau de parlementaires pour la lutte contre la corruption, dénommé « réseau Burkindi ».
« Les principales difficultés rencontrées dans l’exécution des marchés sont d’ordres financier, administratif et technique », souligne le gouvernement.
Le conseil des ministres a, en outre décidé du règlement de tous les marchés achevés et le virement des avances et acomptes dûs aux prestataires.
Le gouvernement a par ailleurs décidé d’accélérer les procédures administratives en vue de l’exécution des marchés dont les travaux sont en attente de démarrage.
Il a aussi décidé de l’allègement des procédures d’approbation des décomptes afin de réduire les délais de règlement et du renforcement du suivi-contrôle de l’exécution des marchés publics par une meilleure implication des bénéficiaires.
RH/AMK
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