Samsung a annoncé avoir racheté, pour 1.008 milliards de wons (671 millions d’euros), la part de Sony dans « Sony Samsung Electronics ». Cette co-entreprise fabrique des écrans plats LCD à à cristaux liquides). Jusque là, Sony détenait une participation de près de 50% dans la JV S-LCD, créée en 2004 par les deux groupes pour garantir leur approvisionnement en composants.
La JV avait réduit de 15% en juillet le volume de son capital, et des sources industrielles avaient alors indiqué que Sony négociait sa sortie, cherchant des sous-traitances moins coûteuses pour ses téléviseurs à écran plat tandis que Samsung est désireux d’accélérer le développement de ses téléviseurs de nouvelle génération.
Sony a prévenu début novembre qu’il s’orientait vers sa quatrième année de pertes nettes consécutives, conséquence des rupture de production d’appareils photos dues aux inondations en Thaïlande, qui se sont ajoutées à l’appréciation du yen et à la faiblesse de ses ventes de téléviseurs.
Le groupe japonais avait alors indiquait qu’il allait revoir sa chaîne d’approvisionnement d’écrans LCD, sans dire si sa JV avec Samsung serait concernée.
« Pour ce qui est de la direction prise, c’est positif », a commenté lundi Keita Wakabayashi, analyste de Mito Securities à Tokyo. « Mais s’ils réalisent une moins-value sur la vente, on pourrait se demander pourquoi ils ne l’ont pas fait plus tôt. »
Selon certains analystes, le marché des téléviseurs LCD a atteint son pic à 100 milliards de dollars l’année dernière et devrait désormais se contracter de 3% à 4% annuellement.
Sony a dit lundi qu’il annoncerait une perte de 66 milliards de yens (647 millions d’euros) au titre de la période octobre-décembre tout en indiquant que la cession de se participation dans S-LCD lui permettrait de réaliser 50 milliards de yens d’économies de coûts annuelles.
Latribune.fr, avec Reuters




