La Société nationale des fibres textiles (SOFITEX) a procédé, le samedi 3 novembre 2011, au lancement officiel de sa campagne 2011-2012 de commercialisation et d’égrenage de coton. Sur une prévision de production de 500 000 tonnes au départ, 320 000 tonnes sont finalement annoncées pour la présente campagne. La fronde des cotonculteurs et les mauvaises conditions pluviométriques sont passées par là.
C’est le site de la plus grande usine d’égrenage de la SOFITEX (Bobo III) qui a abrité la cérémonie solennelle de lancement de la campagne de commercialisation et d’égrainage 2011-2012. Sur place, les signes d’une activité intense sont perceptibles avec les rotations des camions de transport de coton graine et les balles de coton de la présente campagne qui s’entassent déjà dans les entrepôts. C’est dans cette ambiance qu’est intervenu l’acte solennel de lancement de la campagne de commercialisation et d’égrenage du coton graine. Un lancement effectué par le secrétaire général du ministère du Commerce, de la promotion de l’entreprise et de l’artisanat, par ailleurs Président du conseil d’administration (PCA) de la SOFITEX, Gnessan Bernard Zougouri. Aux yeux du PCA, la Société entame une campagne de commercialisation et d’égrenage « décisive à plus d’un titre, pour une production dépassant celle de la campagne passée, malgré les péripéties liées à la crise qui, à présent, est derrière nous ». M. Zougouri a encouragé la direction générale de la SOFITEX à assurer une commercialisation rapide et efficace qui puisse permettre de payer rapidement les cotonculteurs, l’or blanc étant la principale source de revenus du monde rural. Un message bien reçu, car le directeur général de la plus grande société cotonnière du Burkina, Jean Paul Sawadogo a révélé que « toutes les ressources sont mobilisées pour assurer le paiement du coton dès enlèvement dans les champs ». M. Sawadogo a déclaré que le lancement de la campagne de commercialisation primaire et d’égrenage est un rendez-vous important attendu avec impatience par tous les cotonculteurs, les travailleurs, les opérateurs économiques et toute la population, car apportant un souffle nouveau à l’activité économique dans le Houet et dans la ville de Sya. Environs 80 milliards de F CFA vont être redistribués aux paysans au terme de la campagne de commercialisation dite primaire, c’est-à-dire l’achat du coton bord champ et son transport jusqu’aux usines d’égrenage de la SOFITEX. Le directeur général a annoncé une production cotonnière en zone SOFITEX de 320 000 tonnes, au terme d’une évaluation « prudentielle » contre une prévision initiale de 500 000 tonnes. Malgré un contexte de crise consécutive au boycott de la culture du coton dans certaines zones, ce niveau de production constitue une performance, comparativement à celle de la campagne écoulée, avec une hausse de production d’environ 6%. En effet, le refus de certains producteurs de faire du coton cette année et le fauchage de cotonniers par les frondeurs, ont entrainé des pertes de superficies emblavées. Et c’était sans compter avec une campagne agricole globalement décevante dans plusieurs localités. La baisse du niveau de production était plus ou moins attendue. Tirant leçons de la crise qui a affecté le secteur du coton, le DG a soutenu que seul le dialogue et la concertation peuvent garantir des lendemains meilleurs pour le Burkina Faso. Dans ce sens, Jean Paul Sawadogo a exprimé sa reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré au retour à la normale. Il a cité le président du Faso, le Premier ministre et son gouvernement, les autorités locales, les forces de sécurité et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB). Les intervenants à la cérémonie de lancement ont aussi apprécié le don de sang du personnel de la SOFITEX en collaboration avec le Centre régional de transfusion sanguine de Bobo-Dioulasso. L’initiative entre dans le cadre du mois de solidarité, une valeur magnifiée chaque année en novembre, à travers tout le pays. La direction générale de la Société entend par ce geste, contribuer à sauver des vies et à préserver la santé de la population.
Mahamadi TIEGNA
Sidwaya




