La Direction nationale de la BCEAO pour le Burkina, a initié depuis le mois d’octobre 2011, une opération exceptionnelle d’incinération des billets détériorés et usés, conformément aux textes de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), a appris l’AIB.
Depuis quelques semaines, une fumée inhabituelle se dégage du côté du Pont de Tampouy (Ouagadougou). La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) y mène une opération particulière, d’incinération de billets de banque qu’elle juge détériorés et usés.
C’est un devoir de la BCEAO, selon le directeur national de la BCEAO Burkina, Bolo Sanou.
« Un billet de banque a une vie. Son cycle de vie démarre à l’émission, puis il est utilisé dans les échanges commerciaux, des transactions diverses, et meurt lorsque l’institution monétaire qu’est la Banque Centrale décide de son retrait de la circulation quand elle constate notamment la détérioration de sa qualité » indique M. Bolo Sanou.
Il a noté que ces dernières années, un volume important de billets de banque a été retiré de la circulation et nécessitait une opération spéciale de traitement. Cette même opération, ajoutera-t-il, a été menée dans les huit pays membres de l’UMOA (Union monétaire ouest africaine).
Au Burkina, l’opération par incinération a été lancée depuis le mois d’octobre et a nécessité la mise en place d’un important dispositif sécuritaire : « Au regard de l’importance des dispositions sécuritaires que cette opération nécessitait, une équipe dépêchée du siège à Dakar est arrivée à cet effet.
En outre, un Agent du Trésor représentant le Ministère de l’Economie et des Finances prend part à cette opération. Les autorités, notamment les ministères en charge des finances, de la Défense, de l’administration territoriale, de l’environnement ainsi que les autorités communales ont été informées de cette opération » rassurent les responsables de la BCEAO pour le Burkina au regard de la curiosité qui s’observe depuis un temps du côté de Tampouy.
Bolo Sanou, Directeur National de la BCEAO pour le Burkina ne tarit pas de mots pour rassurer les populations alentours : « toutes les dispositions sécuritaires ont été prises pour limiter les désagréments et faire face à tout incident éventuel qui pourrait survenir car nous travaillons avec la Brigade Nationale des Sapeurs Pompiers. La sécurisation de l’espace est assurée 24/24 par la Gendarmerie Nationale ».
L’opération est menée à l’ex-briqueterie du Faso, une concession momentanée à la Banque Centrale sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances car en instance de liquidation. Toutefois, pour y mener l’opération, la BCEAO a fallu réhabiliter l’infrastructure.
IB /AMK




