La radio gabonaise à vocation panafricaine Africa N°1 est à la recherche d’un partenaire crédible capable d’apporter les fonds en compte courant pour permettre la reprise effective et pérenne de ses activités.
Après avoir déclaré la station en cessation de paiement, lundi dernier, lors d’une audience de la Chambre commerciale, le tribunal de première instance de Libreville a décidé de la placer sous redressement judiciaire, afin d’éviter que sa situation technique, économique et financière ne se dégrade davantage, au point d’engendrer des conséquences plus graves.
Le tribunal a qualifié de « très préoccupante» la situation financière de la société Africa N°1 qui n’est plus en mesure de faire face à ses engagements, au point que l’Etat gabonais a dû prendre le relais.
Depuis le moi de mai 2011, c’est l’Etat gabonais qui paie les salaires du personnel, après avoir réglé la dette de 200 millions de FCFA due par la station à l’opérateur satellitaire Eutelsat.
L’arrivée de la Libye dans le capital de la première radio francophone du continent africain n’a rien changé à la situation financière difficile de la première radio francophone du continent africain qui a célébré ses 30 ans d’existence le 7 février dernier.
Entrée dans le capital de la radio panafricaine en 2006, la Libyan Jamahirya Broadcasting a pris le contrôle de la radio un an plus tard, en 2007, avec 52% des parts contre 35% pour l’Etat gabonais et 13% pour des privées gabonais.
Quatre ans après son rachat par le groupe libyen, Africa N°1 n’a toujours pas réussi son décollage, au contraire ses difficultés se sont davantage accentués avec la crise qui a éclaté en Libye en février dernier.
Seule l’antenne française d’Africa N° 1 est toujours opérationnelle, qui émet uniquement dans la région parisienne.
LMM/of/APA




