Des Ouagavillois ont eu la désagréable surprise de se voir priver de leurs motocyclettes ce jeudi 3 novembre 2011. A l’origine de ce désagrément, une sortie inopinée des agents du service des douanes du Burkina Faso, destinée à traquer des engins d’origine douteuse et n’ayant pas accompli les procédures douanières avant d’être mis en circulation.
Ces motos étant généralement vendues moins cher, ils sont nombreux, les consommateurs qui se laissent prendre au piège. Lorsque que survient un contrôle, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et ils étaient nombreux à se retrouver sans leurs moyens de circulation.
Les douaniers ont été sans pitié ce jeudi matin. Ils ont saisi systématiquement toutes les motos suspectées et les ont embarquées. Pour se retrouver en possession de leurs engins, les propriétaires doivent non seulement aller se présenter aux douaniers, mais procéder au dédouanement et s’acquitter éventuellement d’amendes. Une note bien amère à payer en cette période de vie chère. A qui la faute si on en est arrivé là ?
Force est de constater que si la traque des motos fraudées semble justifiée, certains n’hésitent pas à accuser les douaniers de ne s’en prendre qu’aux acheteurs de ce genre de motos alors que ce sont les commerçants qui sont les premiers acteurs de la fraude. La logique voudrait que la douane fasse aussi une descente sur les lieux de vente pour vérifier la régularité de l’entrée de ces motos sur le territoire. Mais hélas! Même s’il s’est fait arnaqué par un commerçant véreux, c’est seulement l’acheteur qui paie les pots cassés. Ce qui paraît quelque inéquitable.
Fasozine




