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L’affaire Kossouka rebondit au Bénin

Cher Wambi, tu te rappelles sans doute l’affaire qui a défrayé la chronique il y a environ un an et dont je t’ai régulièrement rendu compte fin 2008 début 2009, et qui oppose depuis Salif Ouédraogo Kossouka à British American Tobbaco (BAT) sur fond de tentative présumée d’assassinat. Le Golden boy (37 ans) à la réussite aussi fulgurante que suspecte aux yeux de ses contempteurs, qui détenait jusqu’alors l’exclusivité des produits BAT au Burkinabè, avait en effet été accusé d’avoir attenté à la vie du sieur Travaly Bandja, représentant du cigarettier au Faso. Il avait même tâté de la MACO à l’occasion, et après instruction par le juge Rose Ouédraogo, le dossier, selon de bonnes sources, serait actuellement au niveau de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Ouagadougou, qui devrait statuer, courant février 2010 dit-on, et voir s’il y a lieu de poursuivre ou pas.

Si donc la partie criminelle de ce contentieux à forte odeur de milliards sommeille au palais de Justice de la capitale burkinabè, son pendant commercial, lui, rebondit du côté du Bénin, où la multinationale a ses usines. C’est ce que j’ai pu lire cette semaine dans “La Nouvelle tribune”, un journal béninois. Comme tu le sais en effet, cher cousin, BAT a rompu le contrat qui le liait à la holding Nouvelle Entreprise Salif Kossouka Ouédraogo (NESKO), rupture abusive au goût de celle-ci, qui a porté aussitôt le différend devant la justice béninoise. Si l’on croit ce que dit le canard, le Burkinabè aurait, pour le moment, obtenu gain de cause avec la saisie conservatoire pratiquée sur les comptes de BAT-Bénin ainsi que sur ses stocks de produits finis.

Résultat, l’usine de fabrication de cigarettes de Ouidah serait fermée, et les travailleurs, en voie de licenciement sans oublier les camions chargés de marchandises bloqués et que les tonnes de clopes en stockage ne peuvent être écoulées sur les marchés local et sous-régional. Ce serait donc, cher Wambi, une bataille de remportée pour Salif Koussouka, même si cette guérilla judiciaire à l’issue incertaine est loin d’être gagnée. Selon certaines informations, l’intéressé serait d’ailleurs installé depuis un certain temps au pays de Yayi Boni alors que ses entreprises connaissent des moments d’incertitude. Affaire à suivre donc !

« Extrait d’une lettre pour Laye »

Source : lobservateur.bf

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