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Microfinance au Burkina : Vers l’adoption d’une stratégie et d’un plan d’action actualisés

Il se tient à Ouagadougou, les 18 et 19 octobre 2011, un atelier national dont le but est de permettre aux différents acteurs du secteur de la microfinance burkinabè d’amender et de valider la nouvelle vision et les principales missions qui lui sont assignées. Cette révision de la stratégie nationale de microfinance assortie d’un nouveau plan d’action quinquennal se justifie, selon Moumounou Gnankambary, Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), par une succession d’événements survenus au plan national et international, notamment l’adoption du nouveau cadre juridique au plan sous-régional.

L’évaluation du premier plan d’action de la stratégie nationale de microfinance a révélé, à en croire Moumounou Gnankambary, Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), l’existence de défis d’assainissement, de consolidation et de renforcement de la professionnalisation du secteur. Il s’imposait donc, toujours selon lui, la nécessité de définir une vision plus actuelle de la microfinance qui tienne compte des préoccupations des acteurs tout en permettant de viabiliser et de pérenniser les systèmes financiers décentralisés. L’adoption du nouveau cadre juridique au plan sous-régional, d’une stratégie de développement du secteur financier et d’une Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) sont, a ajouté le président du comité technique d’organisation de l’atelier de validation, entre autres raisons à même de justifier une révision de la stratégie nationale de microfinance assortie d’un nouveau plan d’action. L’atelier national qui se tient à Ouagadougou les 18 et 19 octobre 2011 se fixe comme objectif principal de permettre aux différents acteurs du secteur de s’accorder sur la nouvelle vision et les principales missions à assigner à la microfinance au regard des défis actuels à relever.

Des taux d’accroissement respectifs de 52, 127 et 102%

Les participants à ce séminaire examineront en effet la nouvelle vision prospective proposée pour le secteur, ainsi que les nouvelles orientations stratégiques et les nouvelles mesures spécifiques et/ou actions prioritaires de la stratégie et du plan d’action 2012-2016. Dans le cadre de leur mission d’amendement et de validation du référentiel financier actualisé, les séminaristes passeront également au peigne fin le dispositif institutionnel et organisationnel préconisé pour la gestion de la nouvelle stratégie. Les résultats attendus et le cadre de mesure des performances du plan d’action quinquennal feront en outre l’objet d’un examen minutieux lors de cette rencontre de travail. Mais, loin d’être la preuve de l’échec de la précédente, la nouvelle stratégie viendra pallier les insuffisances de celle-ci et renforcer ses acquis. Car, à en croire Lucien Marie Noël Bembamba, ministre burkinabè de l’Economie et des Finances (MEF), on dénombrait au 31 décembre dernier 528 structures agréées ou ayant signé une convention avec son ministère. Et le nombre de bénéficiaires et/ou de clients des services de ces structures de microfinance serait passé de 772 970 en 2006 à 1 176 286 pour des volumes d’encours de crédits et de dépôts respectifs de 79,4 et 84,2 milliards de F CFA, contre 34,9 et 41,7 en 2006, soit des taux d’accroissement respectifs de 52,127 et 102%.

Juste PATOIN

Le Pays

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