La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) cherche la position de leader des financements dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa) et impulse une vitesse de croisière à ses interventions pendant qu’elle diversifie ses initiatives au chevet des économies des Etats membres.
Au 30 septembre, les interventions de la BOAD ont atteint 2.105 milliards FCFA (4,216 milliards de dollars) dans les huit Etats membres de l’Uemoa où cette banque entend devenir un leader des financements innovants.
Cette performance en faveur des économies des Etats membres intervient en pleine réalisation, sur la période 2009-2013, d’un plan stratégique de développement de la Banque, mais également pendant que son niveau prévisionnel de prêt pour 2010-2014 est chiffré à 2,40 milliards de dollars.
Selon les autorités de la BOAD, ledit plan permettra à l’ institution financière communautaire de « réaliser ses ambitions dans des conditions optimales » pour le bien-être des populations, à travers une vision prospective et de meilleures orientations stratégiques.
Pour sa mise en œuvre, « les niveaux d’activités prévisionnels de prêt retenus pour la période 2010-2014 se chiffrent à 2,40 milliards de dollars », a récemment annoncé Bassary Touré, vice- président de la BOAD.
Il ajoute que le volume des engagements annuels de la Banque a « plus que triplé », sur la période 2008-2010, allant de 197,896 millions de dollars en 2008 à 760 millions de dollars en 2010, au moment où le au capital de la Banque a fait l’objet d’une augmentation de 50% en juin 2010, passant de 1,402 milliards de dollars à 2,103 milliards de dollars.
« Notre ambition est de faire de la BORD, à l’horizon 2020, une banque de développement forte et de référence mondiale dans le marché commun régionale », a indiqué le vice-président de la BOAD.
Une telle perspective comporte des « exigences fortes de changement au plan de la culture d’entreprise, de la structure organisationnelle et institutionnelle, de l’adhésion des actionnaires et de partenaires au plan d’action qui en découle », a- t-il relevé.
En fait, quatre orientations stratégiques ont été retenues pour l’atteinte des objectifs à l’horizon 2013. Elles sont articulées autour de « grandes ambitions » avec le positionnement de la Banque comme partenaire stratégique des Etats dans les secteurs prioritaires des infrastructures de base, de l’agriculture et de la gestion de l’environnement.
La perspective annoncée pour cette banque communautaire est d’ en faire un « leader des financements innovants », a dévoilé Bassary Touré, ajoutant aussi la vision de promouvoir les partenariats et de vulgariser les structures et instruments du marché financier, de dynamiser le processus de mobilisation des ressources à travers l’élargissement de la base de capital et diversifier l’ actionnariat de la Banque.
La BOAD envisage de mettre en œuvre des projets pilotes d’assurance récolte au cours de la période 2011-2013 dans chacun des huit Etats de l’Uemoa où l’agriculture constitue le pilier principal de l’activité économique en occupant plus de 80% de la population et en contribuant à plus de 50% au PIB des Etats membres.
En outre, la BORD a mis en place une initiative carbone en terme de cadre communautaire de développement du marché du carbone et de lutte contre les changements climatiques, face aux besoins pressants des économies de la zone Uemoa.
Le renforcement des ressources financières de la BORD pour réaliser les préoccupations a connu un début de concrétisation avec des ouvertures de ligne de crédit par les partenaires stratégiques de la BOAD.
Au terme d’une convention, signée début août à Lomé, la Banque de développement de Chine (CDB) a mis une ligne de crédit de 60 millions d’Euros à la disposition de la BOAD.
La ligne de crédit a renforcé les capacités de cette institution financière de l’Uemoa, en termes ressources nécessaires pour le financement des projets dans les domaines de l’ agriculture, de l’énergie, des transports et des infrastructures.
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