Les responsables de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) ont initié, le mercredi 12 octobre 2011, un séminaire de sensibilisation et d’information pour les journalistes. Le but est de mieux faire connaître le rôle de l’institution au grand public.
La lutte contre la corruption, indicateur incontournable de la bonne gouvernance, demande avant tout une meilleure compréhension du phénomène par les populations. Pour ce faire, il est indéniable que les hommes de médias, courroie de transmission entre les institutions chargées de combattre cette « gangrène » et le grand public soient mieux outillés. C’est fort de ce constat que l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) a initié un séminaire de sensibilisation et d’information, d’une journée, au profit des journalistes. Selon le contrôleur général d’Etat, Henri Bruno Bessin, cet échange de connaissances a été voulu afin d’améliorer les capacités techniques des journalistes dans le traitement des informations relatives à la mission de la structure dont il a la charge. « Nous ne cherchons pas à caporaliser les journalistes. Mais nous voulons qu’ils aient une meilleure compréhension des règles, des normes et des procédures nationales et internationales qui guident le fonctionnement de l’institution et qu’ils puissent discerner tous les enjeux liés à son action, de façon à rendre compte fidèlement au grand public. Toute chose qui participe de l’éthique et de la déontologique du métier de journaliste », a affirmé le contrôleur général. De l’avis de M. Bessin, la corruption n’est pas l’apanage du peuple burkinabè. Elle est un phénomène mondial qu’il faut combattre avec la dernière énergie. Il a précisé que le fait que les gens aient pris conscience de son existence au Burkina Faso est une bonne chose car cela constitue un pas de gagner pour son éradication. Il témoigne que la lutte contre ce fléau revêt deux aspects. Il s’agit de la prévention et de la répression. « Il faut mener les deux fronts. Nous pensons que notre rencontre de ce matin fait, également, partie de l’aspect prévention. Cet aspect prend de l’ampleur car nous rencontrons de plus en plus de Burkinabè (étudiants et société civile) pour parler de ce problème. Aussi plusieurs instances portent le flambeau de la lutte contre la corruption », a-t-il poursuivi. Le vœu formulé par le contrôleur général est qu’au sortir du séminaire, ses bénéficiaires puissent désormais mieux commenter les rapports d’inspection produits annuellement.
Ozias KIEMTORE
Valérie KAMBOU
Sidwaya




