Le mercredi 12 octobre 2011, deux membres du gouvernement étaient face à la presse en compagnie du ministre porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré. Ce sont les ministres Soungalo Ouattara, de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, le Pr Albert Ouédraogo des Enseignements secondaire et supérieur. Il a surtout été question du plan stratégique décennal de la modernisation de l’administration (2011-2020) et de la situation de l’Institut des sciences de la santé de Bobo-Dioulasso, avec le « numerus clausus ».
Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Soungalo Ouattara, a été le premier à se livrer aux questions des journalistes, hier 12 octobre 2011, lors du point de presse hebdomadaire. Le ministre a d’abord fait le point des recrutements dans la Fonction publique dans les volets direct et professionnel. Pour lui, les deux types de recrutement se sont bien passés dans leur ensemble et les résultats sont connus pour la quasi-totalité des concours. Il ne reste, selon le ministre en charge de la Fonction publique, que les résultats du concours des assistants de police. Cela s’explique, toujours selon le ministre, par la procédure de recrutement relativement longue du fait des visites médicales. 70% des recrutements ont concerné, dira le ministre, les secteurs prioritaires que sont la santé, l’éducation nationale, les enseignements secondaire et supérieur, avec 60% consacrés à l’éducation nationale. Une des grandes avancées dans le processus de recrutement dans la Fonction publique demeure sans conteste le contrôle approfondi instauré en 2009. Pour le ministre, c’est un système qui a permis d’instaurer la transparence et de lutter contre la corruption. Il a précisé que la première mise en oeuvre de ce système a fait constater 248 absents à l’appel. Preuve qu’il s’agit d’une mesure efficace. Sur la question du plan stratégique décennal, le ministre Soungalo Ouattara a porté à la connaissance des journalistes qu’il s’agit d’un plan qui vise surtout une modernisation de l’administration. Il se compose de trois niveaux que sont l’organisation, l’opérationnalisation et le comportement. Concernant l’organisation, il s’agit selon le ministre de rationaliser les études. De nombreuses études au sein du ministère n’ont pas encore atteint leurs objectifs. Quant à l’opérationnalisation, il s’agira de faire les schémas pour la mise en oeuvre. Au troisième niveau et concernant le comportement, il s’agira de l’évaluation des études. Cela se fera surtout par la numérisation des dossiers. Le ministre a en sus laissé entendre que des réformes sont aussi nécessaires dans les grandes écoles. A ce titre, il a confié que l’identification des agents de la Fonction publique se fera de façon biométrique. Toujours dans le sens des réformes, le ministre a souligné la déconcentration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), toute chose qui permettra aux collectivités de renforcer les capacités de leurs agents en les formant dans les écoles régionales d’administration. La fiche de notation des agents de la Fonction publique devra être modifiée en vue d’alléger le remplissage et de réduire la surface de rédaction. Le ministre des Enseignements secondaire et supérieur, le Pr Albert Ouédraogo a, quant à lui, fait le bilan des évaluations de 2010-2011 et évoqué la question de la rentrée universitaire 2011-2012. Le Pr Albert Ouédraogo a confié que de concert avec la communauté universitaire, le mois de septembre a été un mois ouvert, ce qui a permis de rattraper le retard abyssal. Il précise que dès le mois de novembre, tous les instituts feront leur rentrée. Concernant les revendications des différentes composantes de la communauté universitaire, le Pr Albert Ouédraogo a fait remarquer que « les étudiants ont une sacrée renommée en revendications ». « C’est un milieu dans lequel, les revendications foisonnent à longueur de journée », précise-t-il. Mais toujours selon le ministre, les contacts sont établis avec les partenaires sociaux de cette communauté pour toujours entrer en dialogue. De nouvelles offres sont disponibles tels des « amphithéâtres assez futuristes » à l’université de Ouagadougou, des cités universitaires à Gonsin ainsi que des amphithéâtres. L’offre éducative doit s’adapter aux réalités des régions, a affirmé le ministre Albert Ouédraogo. Sur cette question, il annonce l’ouverture prochaine de l’université de Dédougou avec des filières liées au domaine agricole, tout comme celle de Fada qui offre déjà des compétences dans le secteur minier. Le responsable chargé du suivi de l’ouverture de l’université de Dédougou est d’ailleurs déjà nommé, a-t-il précisé. Le ministre a terminé en reconnaissant que l’Institut des sciences de la santé de Bobo-Dioulasso connaît actuellement des difficultés dues à l’application du « numerus clausus ». Selon le ministre Albert Ouédraogo, c’est une situation qui reste regrettable car « on n’a pas eu suffisamment la mémoire pour savoir que cette situation a été rejetée à Ouagadougou ». Les discussions sont en cours afin de permettre une résolution de la crise qui, selon le ministre, « va nécessairement trouver une solution ».
Aimé NABALOUM Aminata SABA/OUANGRE
Le Pays




