Le Burkina Faso s’attend à une production de 27 tonnes d’or en 2011, contre 24,5 tonnes d’or en 2010, a appris APA auprès du ministère en charge des Mines.
Cette hausse s’explique principalement par le démarrage de l’exploitation de la plus grande mine d’or du Burkina Faso (Essakane) aux côtés des cinq autres mines déjà en exploitation (Mana, Youga, Kalsaka, Taparko et Belahouro).
Les réserves de la mine Essakane au Nord, le plus important gisement d’or du pays, sont estimées à 84 tonnes d’or et elle devrait voir sa production passer de 5,7 à 13,11 tonnes, cette année.
‘’En 2010, les sociétés minières ont versé à l’Etat environ 440 milliards de francs CFA. L’or contribue à hauteur de 7,28 % au niveau du PIB’’, a indiqué le ministre des Mines, Salif Kaboré.
Depuis 2009, l’or est le premier produit d’exportation avant le coton. Il contribue ainsi à la réduction de la pauvreté avec 4.000 emplois directs et autant indirects.
‘’Il y a aussi des perspectives d’ouverture de nouveaux sites miniers dans le pays. Mais nous n’allons pas seulement nous contenter de l’or. Voilà pourquoi nous travaillons à diversifier nos sources de production’’, a indiqué le ministre, révélant que ‘’la mine de zinc de Perkoa devrait être opérationnelle en avril 2012’’.
Tout en faisant état du projet Tambao qui attend un promoteur pour exploiter la mine, il a souligné la nécessité de ‘’travailler à faire de telle sorte qu’au-delà de l’or’’ le Burkina puisse compter sur ‘’d’autres sources de revenus’’.
Pour donner un véritable élan au secteur, le Burkina Faso devrait élaborer une nouvelle déclaration de politique minière et un code minier avant la fin de l’année 2011.
Selon l’Institut Fraser, groupe de recherche canadien, dans le cadre de sa dernière enquête annuelle (2010-2011) des sociétés minières, le Burkina Faso se classe au 6-ème rang en termes de potentiel minier.
TT/cat/APA




