La Consortium des distributeurs britanniques (BRC) s’inquiète déjà du coût des émeutes qui secouent le pays depuis samedi soir, estimant qu’il pourrait s’élever « à des dizaines de millions de livres en terme de dégâts, de produits volés et de clients perdus ». Le BRC, qui représente 90% des distributeurs britanniques, s’inquiète notamment de l’impact sur les petits détaillants qui souffrent déjà des conditions économiques difficiles et craint de nombreuses fermetures.
Le plus gros distributeur outre-manche, Tesco, déplore plusieurs magasins pillés à Londres et dans d’autres villes. Quelques 157 enseignes ont dû fermer plus tôt que prévu. Toutes sauf une à Liverpool avaient toutefois pu rouvrir mardi matin. Le groupe Sainsbury a, lui, comptabilisé 16 magasins touché par des incidents sérieux. Trois restaient fermés ce mardi.
Les assureurs s’attendent-ils à devoir traiter beaucoup de plaintes, alors que des magasins sont incendiés, vandalisés et pillés. «Il est trop tôt pour avoir une idée précise du coût total, surtout du coût de la fermeture des commerces, mais les assureurs travaillent dur pour s’occuper des plaintes qui parviennent», a dit Nick Starling, responsable de l’assurance et de la santé de l’ABI, dans un communiqué. Beaucoup d’assureurs proposent des «hotlines» 24h/24 et les Britanniques sont appelés à contacter leur assurance le plus vite possible, expliquant que, pour les propriétaires de magasins, les polices d’assurance incluent souvent la couverture des pertes liées à la fermeture de leur commerce ou à des dommages matériels.
La Chambre du commerce britannique craint que les événements n’aient une influence « de grande envergure sur le long terme », selon la BBC. Le directeur du BRC craint lui aussi des effets différés, notamment sur la tenue à venir des Jeux Olympiques dans la capitale britannique.
Lefigaro.fr avec agences




