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AccueilEspace entrepriseManagement - Gestion des Ressources HumainesComprendre et manager les différents types de personnalités

Comprendre et manager les différents types de personnalités

1. La personnalité anxieuse

Pour elle, chaque situation, chaque circonstance de la vie s’avère être une source de danger. Dans une action, elle évaluera en priorité les risques à courir, et de toutes les issues possibles, la plus défavorable.

En résumé, tout s’avère être une source de danger : 5 mn de retard, et c’est immédiatement l’accident mortel qui est envisagé ; On peut parler d’un dérèglement du système d’alarme.

Bien entendu un tel personnage est contraint de vivre dans un état de tension perpétuel aussi bien sur le plan psychique que sur le plan physique.

Il vit en effet en hypervigilence constante, ce qui l’amène à rechercher le contrôle absolu de son environnement, ceci étant comme tout le monde le sait impossible, et c’est cette impossibilité même qui accroît encore sa détresse.

Individu très prévoyant et consciencieux, il sera par contre un employé modèle très prisé par ses supérieurs.

Il faut savoir que ces multiples sources d’anxiété ne sont que le déplacement sur le monde extérieur d’une angoisse intérieure beaucoup plus profonde et inconsciente que la personne anxieuse aurait tout intérêt à rechercher et traiter si elle veut un jour accéder à un minimum de paix intérieure.

La sophrologie est une indication de choix pour ce type de problème, la relaxation étant l’antidote du stress…

Comment gérer les personnalités anxieuses :

Ce type de personnalité peut être agaçante pour un manager à la recherche de résultats rapides mais, bien managé, un anxieux peut se révéler être un excellent collaborateur. Il est cependant nécessaire de lui accorder du temps afin de le valoriser. Lui donner beaucoup de feedback sur son travail, pour le rassurer, en entretien en face-à-face. » Un travail de longue haleine mais qui, lorsqu’il produit ses fruits, redonne confiance à l’anxieux et lui permet d’accomplir de grandes choses de façon plus autonome.

Faire

– Montrez-lui que vous êtes fiable.
– Pratiquez un humour gentil.
– Aidez-la à relativiser.
– Incitez-la à consulter.

Ne pas faire

– Ne vous laissez pas mettre en esclavage.
– Ne la surprenez pas.
– Ne lui faites pas partager inutilement vos propres sujets d’inquiétude.
– Évitez les sujets de conversation pénibles.

2. La personnalité histrionique :

Une telle personnalité est habitée d’un perpétuel besoin de séduire, d’être l’objet de l’attention générale, elle paraît être en perpétuelle représentation théâtrale. Il est évident pour qui l’observent qu’elle cherche en permanence à attirer l’attention, pour cela elle n’hésite pas à utiliser la provocation (par sa tenue vestimentaire entre autre).

L’infantilisme est manifeste et elle utilise fréquemment une attitude de petite fille perdue qui appelle à l’aide. Ses émotions sont extrêmement changeantes, elle passe du rire aux larmes sans transition. Son discours d’ailleurs est très émotionnel et très souvent au superlatif qui alterne avec un mutisme boudeur, un tant soit peu provocateur ceci dit au passage. D’ailleurs, ou elle vous idéalisera ou elle vous dévalorisera de manière excessive. Très capricieuse également, elle souffle le chaud et le froid, passant d’un mode franchement séducteur à l’indifférence la plus totale.

Sous cette brillante apparence se cache en fait une personne dévalorisée qui cherche à se rassurer dans le regard de l’autre dont elle cherche également à obtenir de l’aide.

Comment gérer les personnalités histrioniques :

Il faut lui monter beaucoup d’intérêt tout en le recentrant sur sa tâche.

Ne répondez pas complètement à sa demande et ramenez-le toujours à l’objectif.

La plupart du temps, l’histrionique est à la recherche de signes de reconnaissance forts. Or, s’il ne les trouve pas auprès de son supérieur hiérarchique, il ira, par défaut, les chercher chez ses collègues. Le fuir ou le snober ne résoudra donc que partiellement le problème puisqu’il ira envahir d’autres personnes.

Efforcez-vous de recadrer cette personne dont le discours est souvent subjectif, empli de références à l’affect. Allez droit au but et posez des questions directes, fermées.

Faire

– Attendez-vous à l’excessif et à la dramatisation.
– Laissez-lui une scène de temps en temps, mais fixez les limites.
– Montrez de l’intérêt chaque fois qu’elle a un comportement «normal».
– Attendez-vous à passer du statut de héros à celui de minable, et inversement.

Ne pas faire

– Ne vous moquez pas d’elle.
– Ne vous laissez pas émouvoir par les tentatives de séduction, qui sont souvent factices.
– Ne vous laissez pas trop attendrir.

3. La personnalité obsessionnelle

Elle se caractérise par son perfectionnisme. Ce qui n’est pas parfait à 100% est un échec total. Son attention au détail est telle qu’elle en perd souvent de vue l’ensemble. Si elle est perpétuellement envahie par le souci de bien faire, elle a toutefois tendance à penser que sa méthode est la seule qui garantisse la perfection et ses règles les seules acceptables. Ce qui lui fait considérer que les autres ne sont pas fiables.

Habitée souvent d’un reliquat du sentiment de toute puissance infantile, elle se sent responsable de son environnement et de tout ce qui s’y passe, elle prend la responsabilité de le maintenir en ordre. Autant dire que la culpabilité est souvent au rendez-vous !

Elle à tendance à se laisser envahir par le doute, tant la décision semble difficile de peur de commettre une erreur.

La rigueur morale et les scrupules peuvent devenir étouffants.

Elle fait preuve d’une certaine froideur relationnelle, c’est une personnalité qui se montre formelle, souvent embarrassée et a beaucoup de mal à se montrer chaleureuse. De manière générale, elle a de toute manière de grandes difficultés à exprimer ses émotions en particulier l’enthousiasme.

D’autres caractéristiques essentielles sont l’entêtement, le goût de l’ordre et de la propreté, de la symétrie, du classement, une tendance à la vérification, à l’accumulation, la collection…

Comment gérer les personnalités obsessionnelles :

Face à ce type de personnalité, il est conseillé de lui montrer l’utilité de sa tâche, en la recentrant sur l’objectif final. Cela lui permet de prendre conscience de l’impact minime des détails auxquels il s’attache. De même lorsque le temps est un enjeu crucial. Il ne faut pas hésiter à lui détailler les implications de son retard. Sa conscience professionnelle, généralement très développée, l’incitera à rentrer dans le rang.

Ce type de personne demande en outre beaucoup d’attention pour le rassurer.

Accessible à la sophrologie si la rigidité psychique n’est pas trop intensive, permettant un minimum de remise en question ou en combinaison avec d’autres types de personnalité qui la modulent

Faire

– Montrez-lui que vous appréciez son sens de l’ordre et de la rigueur.
– Respectez son besoin de prévoir et d’organiser.
– Quand elle va trop loin, faites-lui des critiques précises et quantifiées.
– Montrez-vous fiable et prévisible.
– Faites-lui découvrir les joies de la détente.
– Donnez-lui des tâches à sa mesure, ou ses «défauts» seront des qualités.

Ne pas faire

– Ne faites pas d’ironie sur ses manies.
– Ne vous laissez pas entraîner trop loin dans son système.
– Ne l’embarrassez pas par trop de signes d’affection, de reconnaissance ou de cadeaux.

4. La personnalité dépressive

Son pessimisme est omniprésent tant le côté négatif des choses est surévalué.

Comme l’anxieux elle pense avant tout aux difficultés mais plus sur le mode du découragement que sur celui de la peur. Par conséquent son humeur reste triste et soucieuse. Rien ne lui semble agréable, elle semble incapable d’éprouver le moindre plaisir. Elle est en proie à des sentiments fréquents de culpabilité et de dévalorisation.

D’où des difficultés de communication dues au fait qu’elle ne se sent pas être un interlocuteur à la hauteur. Elle s’effacera rapidement dès qu’il faudra revendiquer ou demander quelque chose comme si c’était égoïste de défendre son individualité et sa place dans le monde.

De toute façon, elle a l’impression qu’elle n’a pas droit au bonheur, voire que tout bonheur devra être immanquablement puni d’un malheur, en conséquence, mieux vaut l’éviter ! De manière générale, une telle personne se mène la vie dure, survalorise le travail au détriment du plaisir et de la détente.
Comment gérer les personnalités dépressives :

Tout l’art du manager va se situer dans sa capacité à orienter le négatif vers une dimension ‘solution’. « Se sent-il assez consulté ? »

A la différence du blasé, il génère de l’énergie. Pour la transformer de façon positive, ne l’affrontez pas directement. Surtout s’il fait preuve d’agressivité.

Il faut le laisser aller au bout de ce qu’il a à dire. Puis, essayez de le faire s’exprimer sur les solutions qu’il préconise. Demandez-lui directement : ‘qu’est-ce qui marcherait alors ?' ». Si ses propositions ne sont pas applicables, expliquez-lui de façon factuelle pourquoi.

En revanche, lorsqu’il participe à résoudre un problème, valorisez ouvertement son apport. Il sera d’autant plus incité à apporter des pistes de solutions à l’avenir.

Faire

– Attirez par des questions son attention sur le positif.
– Entraînez-la dans des activités agréables, à sa mesure.
– Montrez-lui votre considération.
– Incitez-la à consulter.

Ne pas faire

– Ne lui dites pas de se secouer.
– Ne lui faites pas la morale.
– Ne vous laissez pas entraîner dans son marasme.

5. La personnalité borderline :

Elle se caractérise par une humeur très instable et un très mauvais contrôle émotionnel, en particulier la colère, on peut ici parler de véritable « rage », rage qui laisse très souvent la place à un état dépressif.

Elles sont habitées par une demande excessive d’amour et d’assistance qui alterne avec des fuites brutales quand l’intimité devient menaçante ou qu’elles se sentent « trahies ».

A elle s’applique plus particulièrement la métaphore freudienne des « hérissons » : loin ils ont froid et tendent à se rapprocher, près ils se piquent et doivent s’éloigner.

Rage, ennui et désespoir trouvent souvent remède dans l’alcool ou les toxicomanies de toutes sortes.

L’image incertaine que de telles personnes ont d’elle -même, l’idée floue qu’elles se font de leurs besoins les conduits à des changements de cap brutaux dans leur vie.

Elles sont en lutte perpétuelle contre la dépression narcissique et la tentation du suicide.

Comment gérer les personnalités borderline :

Faire

– Soyez aimable.
– Demandez-lui son avis chaque fois que c’est possible.
– Aidez-la à s’exprimer directement.
– Rappelez-lui les règles du jeu.

Ne pas faire

– Ne faites pas semblant de ne pas remarquer son opposition.
– Ne la critiquez pas comme le ferait un parent.
– Ne vous laissez pas entraîner dans le jeu des représailles réciproques.

6. La personnalité dépendante :

N’ayant aucun recul et aucun esprit critique par rapport aux autres, elle les trouve toujours supérieurs à elle et en déduit que son intérêt est donc de les suivre. Elle a un besoin constant de se faire accepter des autres même s’ils ne lui correspondent pas vraiment, voire ne lui conviennent pas du tout.

Pour ce elle est prête à faire de nombreuses concessions, se soumettre à leurs avis, ne jamais dire non et faire les corvées dont les autres ne veulent pas. Beaucoup de gens « serviables », appréciés pour leur amabilité et leur complaisance se trouvent dans cette catégorie. Elles cachent en fait un besoin affectif intarissable qui les rend particulièrement exigeantes et envahissantes…à méditer encore une fois sur ce qui se cache derrière nos prétendues « qualités » !

Sa crainte principale est de se retrouver seule, car elle se sent incapable de faire les bons choix, de prendre des initiatives, compte tenu du fait que l’autre est toujours plus compétent et a pour mission de la rassurer. Ainsi, une telle personnalité laissera à son partenaire la responsabilité de construire sa vie, au risque que cette dernière ne lui convienne pas du tout et ne laisse aucune place à ses besoins et son individualité. Elle se contentera de « suivre le mouvement ».Est-ils besoin de dire que de nombreuses personnalités dépressives sont également dépendantes ?

Craignant avant tout de perdre son lien à l’autre, cette personne est incapable de se séparer de qui que ce soit, même d’une relation toxique pour elle.

La relation s’instaure en 3 phases :

– La première est une phase «d’accrochage » où tout est fait pour se faire accepter.

– La deuxième est une phase de dépendance, de symbiose où elle se laisse porter par l’autre.

– La troisième est une prise de conscience de sa vulnérabilité, de sa dépendance qui débouche sur la peur de perdre l’autre devenu indispensable à sa survie. En effet, à force de croire qu’elles ne peuvent rien faire seules, elles finissent par ne plus savoir effectivement !

Est-il utile de dire que c’est parmi ces personnalités qu’on retrouve les « éternels seconds » ?

Ces personnes vivent de manière plus aiguë que les autres le conflit dépendance-autonomie, sachant que la dépendance protège et rassure alors que l’autonomie permet la liberté d’être soi-même et valorise mais doit passer par l’éloignement de ceux qu’on aime avec la certitude que cet amour ne sera pas détruit. Parents insécurisant ou au contraire surprotecteurs entravent cette démarche vers l’autonomie et déposent ainsi le germe d’une future personnalité dépendante.

Attention toutefois, certaines personnalités dépendantes se cachent bien, en particulier derrière le masque de celles qui ne veulent surtout dépendre de personne. Dans ce cas, c’est la peur qui prévaut sur le besoin.

Comment gérer les personnalités dépendantes :

Faire

– Renforcez ses initiatives plutôt que ses réussites, aidez-la à banaliser les échecs.
– Si elle vous demande conseil, demandez-lui d’abord son point de vue personnel avant de lui répondre.
– Parlez-lui de vos faiblesses et de vos doutes, n’hésitez pas à lui demander vous-même des conseils et de l’aide.
– Poussez-la à multiplier ses activités.
– Faites-lui comprendre que vous pouvez faire des choses sans elle, sans que cela soit un rejet.

Ne pas faire

– Ne prenez pas les décisions à sa place, même si elle vous en fait la demande expresse; ne volez pas à son secours à chaque fois qu’elle est en difficulté.
– Ne critiquez pas frontalement ses initiatives, même ratées.
– Ne l’abandonnez pas complètement à son sort «pour apprendre à se débrouiller seule».
– Ne lui laissez pas payer le prix de sa dépendance (offrir des cadeaux et faire les «sales boulots»).
– Ne l’acceptez pas en permanence «dans vos jambes».

7. La personnalité narcissique :

Ces personnes ont une haute opinion d’elles-mêmes, persuadées qu’elles méritent plus que les autres. Elles n’ont de cesse que de se mettre en avant, leur principale préoccupation étant le succès. Avides de l’admiration des autres, elles ne supportent aucune critique.

L’aspect extérieur prend évidemment une très grande importance et ces personnalités accordent beaucoup d’importance à leur apparence physique et vestimentaire.

Leur comportement est souvent manipulateur. Ils cherchent à déclencher chez l’autre des émotions afin de l’amener à satisfaire leurs buts. Ainsi peuvent-ils jouer avec les émotions des autres, alternant séduction, flatterie, critique, ou culpabilisation. Leur peu d’empathie les amenant à se moquer totalement des émotions pénibles qu’ils déclenchent chez les autres.

Quand ils ne se sentent pas estimés à leur juste valeur ou qu’on ne va pas dans leur sens, ils éprouvent très rapidement colère et rage : en bref, tout le monde doit partager leur point de vue. Ils ont besoin d’être entourés d’une cour d’admirateurs et se plaignent amèrement des autres dès qu’ils leur refusent quelque chose. Ce sont eux qui font par exemple un esclandre dans un restaurant si on ne leur donne pas la meilleure table (sans se soucier de la gêne qu’ils déclenchent dans leur entourage qui ne considère pas forcément que la première place lui soit due !).

Très séduisants dans un premier temps, ils deviennent très vite insupportables à force d’en vouloir toujours plus.

Beaucoup moins solides qu’ils en ont l’air, leur intolérance à l’échec peut entraîner une réelle réaction dépressive.

Leurs métiers de prédilection : postes de responsabilités, commerciaux ou tout ce qui comporte la notion de compétition où ils excellent (n’oublions pas que la première place leur revient de droit !)

Peu de chance qu’une telle personnalité vienne consulter, mais pourquoi pas ? La vie réserve parfois des surprises.
Comment gérer les personnalités narcissiques :

Reconnaître son expertise le flattera mais il faut éviter de lui donner un statut supérieur aux autres.

On peut lui donner un statut à part, un rôle d’expert, afin d’apaiser sa soif de reconnaissance et l’inciter à partager son savoir.

Ne nourrissez pas trop son ambition : pendant vos vacances, ce n’est pas à lui qu’il faudra déléguer vos responsabilités, au risque de le voir se transformer en petit dictateur.

Par ailleurs, ne cherchez pas à entrer en compétition avec ce type de collaborateur. S’il sent que vous remettez en cause sa suprématie dans son domaine, il sera blessé dans son orgueil et guettera la moindre de vos erreurs. Acceptez de vous en remettre à son expertise dans son domaine de compétences : il sera fier de ce rôle à part et ne cherchera pas à vous faire de l’ombre par ailleurs.

Faire

– Montrez votre approbation chaque fois qu’elle est sincère.
– Expliquez-lui les réactions des autres.
– Respectez scrupuleusement les usages et les formes.
– Ne faites que les critiques indispensables, et soyez très précis.
– Soyez discret sur vos propres réussites et privilèges.

Ne pas faire

– Ne faites pas de l’opposition systématique.
– Soyez vigilant aux tentatives de manipulation.
– N’accordez jamais une fois les faveurs que vous ne voulez pas renouveler.
– Ne vous attendez pas au donnant-donnant.

8. La personnalité paranoïaque

Elle se caractérise par une défiance exagérée, l’impossibilité de faire confiance à qui que ce soit. Elles ont tendance à tout interpréter comme le résultat d’un acte malveillant. Ils se tiennent par conséquent toujours sur leurs gardes.

Leur rigidité psychique est immense : rien n’ébranle leurs convictions. Ceci leur donne une force de conviction et d’argumentation qui en font de redoutables procéduriers. Ce sont d’ailleurs les rois des procès où ils excellent de par leur côté rationnel, froid logique et inébranlable ainsi que leur extrême préoccupation à faire valoir leurs droits En effet, très faciles à offenser, ils sont prêts à des représailles disproportionnées.

Très méfiants, ils sont prêts à rechercher les preuves de leurs soupçons dans les petits détails, au détriment souvent de l’ensemble. Ils sont d’ailleurs très souvent d’une extrême jalousie.

Ils n’ont aucun sens de l’humour et manifestent de toute manière peu d’émotions positives.

Leur côté agressif et mégalo peut les prédestiner dans les cas extrêmes à la carrière de dictateur.

Comment gérer les personnalités paranoïaques :

Faire

– Exprimez clairement vos motifs et vos intentions.
– Respectez scrupuleusement les formes.
– Maintenez un contact régulier avec elle.
– Faites référence aux lois et aux règlements.
– Laissez-lui quelques petites victoires, mais choisissez bien lesquelles.

Ne pas faire

– Ne renoncez pas à éclaircir les malentendus.
– N’attaquez pas l’image qu’elle se fait d’elle-même.
– Ne vous mettez pas en faute.
– Ne médisez pas d’elle, elle le saura.
– Ne discutez pas politique.
– Ne devenez pas paranoïaque vous-même.

9. La personnalité schizoïde

Son apparence est extrêmement réservée. Sa très grande difficulté à communiquer peut parfois donner l’impression à ses interlocuteurs qu’ils le dérangent, qu’ils l’empêchent de rester dans « son monde ». Très mal à l’aise en société, il aura tout naturellement un fort penchant pour la solitude. Ni il ne se lie, ni il ne cherche la compagnie des autres, il semble indifférent à l’opinion d’autrui, tant aux compliments qu’aux critiques, et donne une apparence de mystérieuse impassibilité.

Ses métiers de prédilection seront ceux où l’on travaille seul, chercheur ou artisan par exemple. Ils s’avèrent souvent être d’excellents spécialistes, mais ont beaucoup de mal à changer de registre.

Peu enclins à consulter, il faut si c’est le cas bien expliquer qu’il y a différence manifeste entre sophrologie et ésotérisme, compte tenu de la forte propension de certains d’entre eux à aller vers ce domaine.

Comment gérer les personnalités schizoïdes :

Il est nécessaire de provoquer le dialogue et de lutter contre l’étiquette de timide qui lui colle bien souvent à la peau.

Son manager doit donc prendre soin de le faire participer, en réunion notamment. Pour le mettre en confiance, on commence par des questions simples sur des choses déjà réalisées. Même si l’on a déjà l’information, cela permet de lancer le muet dans la verbalisation et de lui signifier qu’on l’écoute comme les autres. On évite ainsi un sentiment de mise à l’écart.

En revanche, gare aux traitements de choc du type longue présentation orale devant l’ensemble de l’entreprise. Le terroriser n’est pas la bonne solution. Privilégiez de petits succès qui l’entraîneront dans un cercle vertueux et libéreront progressivement sa parole.

Faire

– Respectez son besoin de solitude
– Proposez-lui des situations à sa mesure.
– Soyez à l’écoute de son monde intérieur.
– Appréciez-la pour ses qualités silencieuses.

Ne pas faire

– N’exigez pas d’elle qu’elle exprime des émotions intenses.
– Ne l’assommez pas de trop de conversation.
– Ne la laissez pas s’isoler complètement.

10. La personnalité sociopathe

Se caractérise par un total manque de respect tant des autres que des règles et des lois de la vie en société. Ils fonctionnent sur un mode impulsif qui privilégie le passage à l’acte immédiat sur la mentalisation de l’acte. Très instables et insoumis, ils sont dénués de tout sentiment de culpabilité. En positif, on pourrait souligner leur goût de l’aventure et leur audace si elles n’étaient mises le plus souvent au service de la délinquance… Voire parfois de la réussite en affaires !

Comment gérer les personnalités sociopathes :

– Ne pas réagir,

– Jouer l’indifférence,

– Garder le sourire,

– Répondre avec humour.

11. Le râleur :

Il râle par principe. Vous lui confiez une mission ? Il est débordé. Vous lui ôtez un dossier ? Il est mis à l’écart… C’est un râleur de surface, il bougonne.

Il faut réussir à différencier le négatif du râleur. Car avec lui, ça ne dure jamais bien longtemps. Il ne faut pas s’arrêter à cette image de surface car lorsque vous savez communiquer avec lui, c’est un collaborateur très efficace.

Comment le gérer :

Il suffit de le laisser aller jusqu’au bout de son propos. Par exemple : vous lui demandez de prendre en charge un nouveau client. Il se plaint alors de la charge de travail supplémentaire, d’en faire plus que les autres… Mais demandez-lui s’il préfère que ce dossier soit confié à quelqu’un d’autre et il répliquera instantanément qu’il va s’en occuper. S’il aime bien se faire prier, il ne représente pas un frein.

D’ailleurs pour identifier un râleur d’un négatif, tentez ce test redoutable : s’il rechigne à la tâche, demandez-lui si elle est trop difficile pour lui. Le râleur, blessé dans sa fierté, se mettre aussi sec au travail. Avec un résultat généralement excellent. Le négatif, lui, se lancera dans une diatribe vous expliquant par le menu pourquoi les conditions actuelles ne lui permettent pas de remplir cette mission.

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