La Banque mondiale a mis à la disposition du Burkina Faso une enveloppe de 21,6 milliards de FCFA, en vue de financer le Projet d’appui au développement du secteur minier (PADSEM), a appris APA auprès du ministère en charge des Mines.
‘’Ce projet a pour objectif de renforcer les capacités de gestion des principales institutions impliquées dans le secteur minier du Burkina Faso’’, a expliqué la source, révélant que la production d’or au Burkina Faso devrait augmenter de 32% en 2011 et s’établir à 33,7 tonnes contre 25,6 tonnes l’année précédente et 11,7 tonnes en 2009.
En 2010, l’exportation de l’or a rapporté 450 milliards de FCFA pour 23 tonnes, contre 177 milliards de FCFA en 2009 et une contribution au PIB de l’ordre de 4 % (au moins 8 % avec les externalités).
Pour 2011, plus de 490 milliards de FCFA sont attendus pour les recettes minières.
Le secteur minier devrait, selon le ministre Salif Kaboré, ‘’jouer un rôle important pour l’atteinte des objectifs de développement’’.
Il a fait état des perspectives encourageantes avec la mine de zinc de Perkoa (des réserves estimées à 6 millions de tonnes), le gisement du manganèse à Tambao (19 millions de tonnes de réserves) et du cuivre au sud-ouest.
Pour donner un véritable élan au secteur, le Burkina Faso devrait élaborer une nouvelle déclaration de politique minière et un code minier en 2011.
La Banque mondiale est un partenaire privilégié du Burkina dans le secteur minier.
Après le Projet de renforcement des capacités nationales du secteur minier et gestion de l’environnement (PRECAGEME, exécuté de 1997 à 2004), l’institution va apporter tout son appui à l’ambitieux PADSEM.
Le pays s’est engagé depuis deux ans, avec l’appui de la Banque mondiale, dans la relecture de la déclaration de politique minière et du code minier avec pour objectif global de créer un environnement attractif, plus moderne et en phase avec les exigences de la compétitivité internationale.
TT/cat/APA




