Le point de presse du gouvernement a été consacré au registre social au regard de la situation nationale marquée par des remous sociaux dans des secteurs comme l’enseignement et le commerce. Face aux journalistes, trois membres du gouvernement : le ministre porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, le ministre de l’industrie du commerce et de l’Artisanat, Arthur P. Kafando et le ministre des enseignements secondaire et supérieur, le Pr Albert Ouédraogo.
L’actualité nationale est marquée par la manifestation du personnel ATOS des universités publiques du Burkina et la reprise des activités à l’usine de sucre, la SN-SOSUCO. Ces événements ont conduit devant la presse, trois membres du gouvernement, le ministre porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, le ministre de l’industrie, du commerce et de l’Artisanat, Patiendé Arthur Kafando et le ministre des enseignements secondaire et supérieur, le Pr Albert Ouédraogo. Le premier à prendre la parole a été le ministre des enseignements secondaire et supérieur, le Pr Albert Ouédraogo. Les hommes de média ont voulu savoir avec le ministre des enseignements secondaire et supérieur, les raisons de la manifestation du personnel ATOS des universités publiques. Selon le ministre, le syndicat national des agents techniques, ouvriers et de soutien des universités publiques du Burkina (SYNATOSUB) mène actuellement une lutte avec une plate-forme en 11 revendications. Ces revendications sont, entre autres, des indemnités de logement, d’astreinte, le relèvement des indemnités de suggestion, un statut particulier pour les ATOS, une implication du SYNATOSUB dans les grands rendez-vous de réforme du ministère ainsi que l’âge de la retraite qui doit être ramené à 55 ans au lieu de 56. Si les revendications sont légitimes, le ministre Albert Ouédraogo préfère le dire, il y a la manière à revoir. Des revendications datent de depuis la création de l’université, a-t-il précisé et il ne faut pas s’attendre à y trouver solution ici et maintenant. Le droit de grève est reconnu au Burkina Faso mais certaines catégories ne faisant pas partie des syndicats ne peuvent pas aller en grève, a laissé entendre le ministre. Il a, au passage, déploré le fait que les manifestants soient allés fermer les amphithéâtres et emporter les clés, couper l’électricité et l’eau. Cette manière est illégale. Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré a renchéri en disant qu’il est important que tous les acteurs sociaux travaillent dans la légalité. « En matière de grève et de liberté syndicale au Burkina, il y a des règles et nous n’allons pas les laisser fouler aux pieds », a t-il poursuivi. Des négociations ont été lancées avec tous les acteurs sociaux et le dialogue » doit être civilisé » et ne pas amener le gouvernement à un rapport de force avec les acteurs sociaux car l’Etat, affirme le ministre, est le seul garant de cette force légitime. L’espoir reste tout de même permis car des négociations sont en cours entre le ministère et les responsables du SYNATOSUB et les deux parties sont parvenues déjà à certains accords. Il a aussi été question avec le ministre, du couplage des examens du BEPC et du BEP. Pour le premier responsable en charge des enseignements secondaire et supérieur, le couplage entre dans la nouvelle gouvernance des examens qui permettra dorénavant de minimiser les pertes en finances et de maximaliser les chances de succès des différents candidats. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, Patiendé Arthur Kafando, s’est entretenu avec les journalistes sur les opérations de dédommagement entreprises à Bobo Dioulasso suite à la mutinerie dans cette ville. Le travail de recensement a, pour le moment décompté 476 personnes. Pendant que le recensement se poursuit, les victimes seront dédommagées de la même manière que celles de Ouagadougou et des autres villes. Sur l’affaire de la SN-SOCUCO, le ministre Arthur P. Kafando en charge du commerce a confirmé que l’accord signé entre la direction générale de la SN-SOSUCO et le syndicat donne des garanties pour une reprise sereine des activités dans l’usine. La force de l’accord vient du fait qu’il a été signé sous la houlette des autorités coutumières et religieuses de Banfora sans oublier l’important apport des centrales syndicales. Des cinq points de revendication des travailleurs de l’usine, l’assurance a été donnée que d’une part, la direction générale et d’autre part, les travailleurs, chacun respectera ses engagements pour une reprise sereine des activités.
Aimé NABALOUM
Lepays




