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Améliorer la protection sociale pour les travailleurs informels en Afrique : une approche multilatérale à un défi multidimensionnel

L’atelier de renforcement des capacités intitulé Protection sociale en Afrique, partage d’expériences dans le domaine de l’économie informelle a été organisé conjointement par la Commission européenne (Commission) et la Commission de l’Union africaine (CUA) à Nairobi, Kenya, les 10 et 11 mars 2011. La réunion a rassemblé environ 60 délégués issus des États membres de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA), d’organisations de la société civile, d’organisations internationales comme l’OIT, l’UNICEF et la Banque mondiale, de Comités économiques régionaux ainsi que des experts de terrain.

L’atelier a débuté par une session plénière au cours de laquelle les représentants des gouvernements, des organisations de la société civile et des organisations internationales ont exposé leurs expériences sur les enjeux de la protection sociale. Les participants ont ensuite été répartis en deux groupes de travail. Le premier était chargé de trouver des solutions permettant de lever les obstacles empêchant la mise en place de mesures de protection sociale efficaces et durables pour les travailleurs de l’économie informelle et leurs familles ; l’autre était consacré à la recherche de stratégies visant à mobiliser les ressources pour soutenir la protection sociale dans le secteur de l’économie informelle.

Le premier groupe a mis en avant la nécessité d’une politique globale de protection sociale tenant compte du secteur informel et encourage les États membres à mettre au point un ensemble minimum de politiques en la matière. Les participants ont demandé que des activités soient prévues dans le cadre du partenariat Afrique-UE afin que ces politiques de protection sociale puissent déboucher sur la création de réseaux de contact entre les économies informelles à l’échelle de tout le continent. Ils ont également prôné l’instauration de mécanismes de suivi et d’évaluation de ces politiques.

Le second groupe a recommandé l’établissement d’un contrat social durable du point de vue politique afin de garantir le financement public de la protection sociale et d’encourager les divers acteurs concernés à élaborer et soutenir des mécanismes innovants pour financer les systèmes de sécurité sociale. Les participants ont estimé que la réussite du financement des politiques de protection sociale passait par le renforcement des capacités en matière de recettes fiscales, une utilisation plus performante des fonds publics et une diminution de la corruption. Les participants ont également plaidé en faveur de la mise en place de systèmes d’informations fiables garantissant le suivi et l’évaluation des systèmes de protection sociale. Ils ont en outre appelé en priorité à renforcer les partenariats fondés sur une politique nationale de protection sociale afin d’éviter tout gaspillage et toute redondance au niveau des programmes existants et ainsi stimuler la coopération entre les différents acteurs. Enfin, ce groupe a également proposé la création d’un fonds mondial pour la protection sociale.

Dans ces conclusions générales, l’atelier réaffirme la nécessité de renforcer et de mettre en œuvre des politiques de protection sociale globales fermement orientées vers les travailleurs de l’économie informelle et leurs familles. Les participants ont particulièrement insisté sur l’importance de l’engagement politique, de la mobilisation des ressources nationales et de la prise en compte des aspects financiers lors de la mise sur pied des systèmes de protection sociale. Enfin, les délégués ont souligné le besoin d’améliorer la collecte des données et de créer des mécanismes de suivi et d’évaluation dans le but d’analyser les effets de la protection sociale.

africa-eu-partnership.org

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