Après le lancement formel le 9 juin 2009 à Lomé au Togo, le prix Fadiga pour la promotion de la recherche économique a été lancé le vendredi 24 juillet 2009 à l’Université de l’Ouagadougou par la direction nationale pour le Burkina de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
C’est parti pour le prix Abdoulaye Fadiga. La direction nationale de la BCEAO vient en effet de procéder au lancement de cette prestigieuse récompense à l’intention de la communauté scientifique et universitaire du Burkina Faso, le vendredi 24 juillet dernier dans l’enceinte de l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion. C’est le directeur national pour le Burkina de la Banque centrale, Bolo Sanou et le secrétaire général de l’Université Ouaga II, Jean Kabré qui ont procédé au lancement de la 2e édition de ce prix destiné à récompenser la culture de l’excellence en matière de recherche économique. Symbole de rapprochement et de collaboration de l’institution monétaire avec les universités et centres de recherche, « le prix Fadiga constitue aussi une option fondamentale de notre politique de recherche », a d’emblée précisé Bolo Sanou. Car, poursuit-il, cette ouverture est indispensable dans la mesure où « nous travaillons sur une matière très importante et qui a des conséquences sur la vie de tous les jours de plusieurs millions de personnes. Nous devons donc tout faire pour minimiser les risques d’erreurs éventuelles dans la prise de décision ». Et pour la présente édition, le souhait de la direction nationale est de voir le Burkina gravir la plus haute marche du podium en remportant le prix Fadiga.
Cela ne peut se faire sans une participation massive et de qualité des universitaires nationaux. C’est pourquoi M. Sanou a invité les chercheurs burkinabè à soumettre massivement leurs œuvres en vue de prétendre résolument au prix dont l’objectif est de favoriser des productions scientifiques de qualité, en réponse aux questions majeures sur la conduite des économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Université Ouaga II, Jean Kabré a salué l’initiative de la banque centrale: « l’initiative du prix est opportune et exemplaire car c’est une source de motivation pour nos chercheurs dont le talent et l’expertise ne sont plus à démontrer et un levier pour inciter les institutions à promouvoir la recherche et l’enseignement ». Au regard du succès et de la satisfaction nés de la première édition, quatre innovations sous-tendront la deuxième.
Il s’agit de la procédure des appels à candidature, de la délimitation du champ de thèmes, des dispositions relatives aux candidatures conjointes et de la cérémonie de remise de prix. Ainsi, il ressort que les candidatures individuelles et collectives sont désormais admises. Les prétendants au prix doivent soumettre des œuvres portant sur deux thématiques à savoir l’appartenance à une union monétaire, notamment l’UEMOA et la problématique du développement du secteur financier dans les économies de l’Union.
Concernant les premiers thèmes, les chercheurs peuvent s’intéresser à la convergence des économies, à la coordination des politiques, à la gestion des chocs asymétriques, aux coûts des instruments de politique monétaire, à la politique budgétaire en union monétaire et aux mécanismes de transmission de la politique monétaire.
Quant au 2e sujet, il porte sur l’approfondissement du secteur financier de l’UEMOA, l’accès au crédit et les imperfections du marché du crédit, à la gestion du risque, à la mesure et à l’explication des performances des structures financières et leur taille optimale, aux problèmes d’efficience et de concurrence dans le secteur bancaire et au degré de contestabilité dans ce secteur.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 31 mars 2010. D’un montant de 10 millions de F CFA, le prix Fadiga sera remis au lauréat en présence de ses deux dauphins (2e et 3e).
« La compétition est ouverte. Nous voulons qu’elle soit une saine émulation , marquée du sceau de la transparence, de la rigueur et de l’excellence, vertus dont la BCEAO fait son credo (…) », a conclu le directeur national pour le Burkina de la BCEAO.
S. Nadoun COULIBALY
Source : sidwaya.bf




