La crise arrive, que constatons-nous dans les entreprises ? Les process de décision sont repris, corrigés, amendés pour éviter toutes les dérives budgétaires. La chasse est ouverte à toutes les dépenses inutiles ou pouvant être reportées. Les entreprises puisent leurs forces dans deux richesses : leur capacité financière et leur capacité intellectuelle et humaine.
En période économiquement forte, les projets se bâtissent autour des forces financières : trésorerie, levée de fonds, emprunts… Les plans de conquête sont alors construits sur les investissements : recherche et développement, outil industriel, communication, commerce, formation…
La prudence dans la période actuelle génère un gel de tous ces investissements, un contrôle systématique de toutes les dépenses. Cette simple démarche rigidifie nos organisations et centralise le système de décision.
La centralisation tue la deuxième ressource de l’entreprise : sa capacité intellectuelle et humaine. Nous devons alors retravailler notre management global et de proximité pour permettre à chacune des personnes de nos organisations de donner le meilleur d’elle-même.
Nos ressources financières sont limitées. Libérons nos ressources individuelles, celles-ci sont sans limites. Nous devons apprendre à faire beaucoup mieux avec moins d’argent. L’art du management doit se révéler en chacun de nous : management de l’entreprise, management des hommes, management de soi. Nous devons réapprendre à limiter nos dépenses et à libérer nos énergies. Nous devons apprendre à dire non aux investissements et oui aux projets.
Cette période de récession doit nous permettre de repositionner l’homme au cœur de nos stratégies, de nos réflexions, de nos décisions. Il est la seule valeur flexible, adaptable, avec un retour sur investissement envisageable actuellement.
Quel est donc ce retour sur investissement ? C’est généralement le rapport entre deux valeurs le montant de l’investissement et le gain engendré grâce à cet investissement. Dans un contexte humain ce doit être le rapport entre mon engagement managérial rapporté aux gains générés par mon équipe.
Voilà l’équation avec laquelle nous devons travailler dans les semaines et les mois à venir.
Source : enius.pourseformer.fr




