La réglementation des marchés publics fait l’objet d’échange entre des participants concernés par ce secteur. Dans le rapport introductif soumis à l’appréciation des participants à cet atelier, il ressort que les différentes revues réalisées dans le domaine des marchés publics ont relevé la nécessité d’adopter un instrument à force juridique supérieur tel que la loi. Selon le président de l’ARMP, Justin Jean-Baptiste BOUDA, cet atelier vise à approfondir la réflexion sur les marchés publics au Burkina. Des aspects relatifs à la célérité dans les procédures et leur complexité souvent relevées par les collectivités territoriales seront abordés au cours de cette rencontre a-t-il poursuivi.
En 2010, les évaluations faites après deux ans de mise en œuvre de la réglementation sur les marchés publics ont permis de déceler des faiblesses dans ce domaine. C’est pour corriger les insuffisances de la législation que se tient cet atelier. Les acteurs intervenant dans le système national de passation des marchés publics prennent part à cette rencontre.
En rappel, en 2005, le Burkina a mis en œuvre une réforme de son système des marchés publics. Cela permis de mettre en place un dispositif juridique en trois décrets. Il s’agit du décret portant règlementation générale des marchés publics et des délégations de service public. Un autre décret porte sur la réglementation de la maîtrise d’ouvrage public déléguée.
Enfin, le 3e décret portait sur la création, attributions organisation et fonctionnement de l’ARMP. Les conclusions de cet atelier permettront d’adopter à terme une loi pour une gestion solide des marchés publics au Burkina.
Harouna MARE
RTB.BF




