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Conseil national du crédit pour le Niger : encourager le secteur bancaire à poursuivre ses efforts pour répondre aux besoins croissants de financement de l’économie nigérienne

Le ministre des Finances, M. Mahamadou Ouhoumoudou, également président du Conseil National du Crédit pour le Niger, a présidé, le lundi 19 mars 2012 à la BCEAO à Niamey, la première session ordinaire dudit Conseil, annonce un communiqué de presse issu de la réunion.

Au cours de cette session, indique le communiqué, le Conseil a examiné la situation économique, financière et monétaire du Niger en 2011 ainsi que les perspectives pour les années 2012 et 2013. «Le Conseil a noté que le taux de croissance réel de l’économie est ressorti à 2,3% en 2011 contre 8,2% en 2010. Cette décélération de la croissance économique est essentiellement imputable aux résultats déficitaires de la campagne agricole 2011/2012, dont l’impact négatif a été atténué par les performances des autres secteurs, en particulier ceux des mines et des hydrocarbures qui ont bénéficié d’importants investissements.

D’autres facteurs exogènes, notamment la crise politique en Côte d’Ivoire et en Libye et les turbulences des marchés financiers internationaux induites par la gestion de la dette souveraine aux Etats-Unis et en Europe, ont contribué au ralentissement de la croissance économique au Niger », souligne la même source. Au niveau des prix, précise le communiqué, « malgré la crise alimentaire et l’envolée des cours mondiaux des hydrocarbures, l’inflation a été globalement maîtrisée. En effet, le taux d’inflation s’est situé à 2,9% en moyenne annuelle et 1,4% en glissement annuel, en dessous de la norme communautaire de 3% ».

Le Conseil a par ailleurs noté avec satisfaction les efforts déployés par le secteur bancaire pour améliorer la couverture du territoire national en guichets de banque et le financement de l’économie. « En effet, le nombre de guichets bancaires est passé de 19 en 2000 à 96 en 2011. Sur la même période, l’encours des crédits accordés a évolué de 83,0 milliards de FCFA à 421,4 milliards de FCFA, soit un taux de croissance annuel moyen de 15,9%. Le Conseil a encouragé le secteur bancaire à poursuivre ses efforts visant à répondre aux besoins de financement croissants de l’économie nigérienne et à répercuter davantage, sur les conditions de banque, les mesures d’assouplissement de la politique monétaire prises par la Banque Centrale. En effet, l’Institut d’émission a décidé de réduire de 7% à 5%, à compter du 16 mars 2012, le coefficient des réserves obligatoires. Concernant la bancarisation, le Conseil a estimé que, bien qu’en nette amélioration, le taux de bancarisation au Niger demeure relativement faible.

A cet égard, il a invité les différents acteurs impliqués dans ce processus à mettre en œuvre, de façon diligente, les mesures préconisées dans les plans d’actions élaborés par la BCEAO », souligne le communiqué.
Examinant les perspectives économiques pour les années 2012 et 2013, le Conseil s’est réjoui de l’approbation, par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International le 16 mars 2012, du programme triennal 2012-2014 du Niger, soutenu par la Facilité Elargie de Crédit pour un montant de 121 millions de dollars américains. « Cet accord consacre la normalisation des relations du Niger avec la communauté financière internationale.

Les perspectives économiques seront également marquées par l’exécution du programme de développement économique et social des Autorités, le début de l’exploitation pétrolière et l’accélération de la production minière. Dans ces conditions, le taux de croissance réel de l’économie devrait atteindre 11,3% en 2012 et 6,5% en 2013. Les pressions inflationnistes devraient être contenues », note le communiqué.
« En marge de cette session, les membres du Conseil ont également suivi avec attention deux communications de la Banque Centrale. La première a porté sur les règles, instruments et procédures de mise en œuvre de la politique de la monnaie et du crédit de la BCEAO. Quant à la seconde communication, elle a passé en revue les systèmes de paiement conçus par la BCEAO pour faciliter et rendre plus rapides les règlements financiers dans l’Union. Le Conseil National du Crédit est présidé par le ministre des Finances et composé de représentants de l’Administration publique, des Chambres consulaires, des banques, des Universités et Centres de recherche ainsi que des associations de consommateurs, notamment des services bancaires », conclut le communiqué de presse.
Assane Soumana

Source : Le Sahel

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