Voyager à partir de Bamako pour aller dans la sous-région, notamment à Abidjan, Dakar ou Accra à un tarif de 10.000 à 25.000 FCFA hors taxe. C’est ce que la Compagnie FastJet veut proposer aux Maliens afin de démocratiser le transport aérien dans notre pays. Mais, le seul handicap qui entrave la réalisation de ce rêve, c’est que les taxes et redevances passagers sont trop élevées au Mali. Ce projet permettra de créer de nouveaux clients. Ce qui est un pari gagnant.
Les responsables de la Compagnie aérienne FastJet étaient, hier après-midi, face à la presse dans un hôtel de la place. Il s’agissait pour le patron de FastJet, Ed Winter et son Directeur commercial, Richard Bodin de s’entretenir avec la presse sur leur projet d’opérer au Mali. Le représentant de la société African Business Development, société partenaire de FastJet au Mali, John Nevergole était également présent à la rencontre.
Pour ceux qui ne le savent pas, FastJet est une compagnie aérienne mondialement connue pour ses tarifs préférentiels. Elle opère avec une flotte de 200 avions et transporte environ 56 millions de passagers par an. Depuis un certain temps, cette compagnie est à la conquête du marché africain. Cela, afin de faciliter le transport aérien. C’est dans ce cadre qu’elle veut mettre en place un nouveau système de voyage à bas prix. En d’autres termes, il suffit seulement de débourser 10 à 25 000 FCFA pour voyager de Bamako à Abidjan ou vers d’autres capitales de la sous-région. Mais, le hic est que les taxes et redevances passagers au Mali semblent être très élevées à hauteur de 55 000 FCFA alors qu’elles sont seulement de 6 000 FCFA pour voyager à l’intérieur du pays. « Le but que nous recherchons est la démocratisation du transport aérien.
Il s’agit des tarifs à la portée des personnes qui aspirent voyager par avion un jour. Des passagers peuvent voyager facilement à bas prix pour le week-end. Cependant, un problème majeur est le niveau élevé des taxes et redevances passagers dans la région. Les passagers internationaux à partir de Bamako payent 55.000 FCFA alors que les passagers des vols domestiques ne payent que 6.000 FCFA. Une réduction considérable sur le montant des redevances et taxes pour les vols dans l’espace CEDEAO est nécessaire » a déclaré le patron de FastJet. Avant de préciser que : « nous avons eu des discussions très productives avec des responsables de l’aviation et du gouvernement de l’Afrique Occidentale sur la recherche des moyens de réduire les niveaux actuels des taxes et redevances passagers sur les vols dans l’espace CEDEAO. Nous avons présenté nos plans à la Conférence de la CEDEAO qui vient de se tenir à Bamako. Si les taxes et les redevances sont réduites, nous envisageons de démarrer nos opérations à partir de juillet prochain. Déjà, le Ghana est partant pour cette offre ».
Pour le marché ouest africain, FastJet compte investir plus de 500 millions de dollars US pour l’acquisition de 15 avions modernes.
Il est nécessaire de souligner que cet investissement nouveau est apporté par la société African Business Development représentée par John Nevergole. Cette structure a déjà réalisé d’autres projets comme le E-gouvernement, le programme d’irrigation d’une enveloppe de plus de 100 millions de dollars US.
Alou Badra Haïdara | L’Indépendant




