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Séjour du ministre du Commerce au Japon : Promouvoir les produits burkinabè

Arrivé à Tokyo, au Japon, le 6 mars 2012 dans la matinée, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Patiendé Arthur Kafando, après une petite halte à son hôtel, s’est rendu sur le site de la Foire internationale des produits alimentaires et des boissons (FOODEX). Il était accompagné de l’ambassadeur du Burkina Faso au Japon, François Oubida et des représentants du SIAO, de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina Faso (APEX) et du ministère de l’Agriculture.

La 37è édition du FOODEX qui se tient cette année, connaît la participation d’exposants burkinabè. Arthur Kafando s’y est donc rendu pour, à la fois, visiter l’exposition et rencontrer les exposants burkinabè. Sur les lieux, plusieurs centaines d’hommes et de femmes de divers pays du monde sont venus présenter et promouvoir les réalités ou potentialités culinaires, ainsi que les boissons de leur pays. Plusieurs centaines de visiteurs ! Des démonstrations de préparation de mets sur place. Chacun y va de sa stratégie pour attirer l’attention des visiteurs et les retenir un peu plus longtemps. Les dégustations de mets et boissons se font à volonté. Dans cette ambiance de marché, le ministre a retrouvé les exposants du Burkina dans une allée. Sésame, amandes de karité, noix de cajou, arachide, mangue séchée, bissap, beurre de karité, constituent l’essentiel des produits que les Burkinabè ont amenés au FOODEX 2012. Stand après stand, le ministre burkinabè s’est entretenu avec l’ensemble des exposants.

Il leur a exprimé ses encouragements et prodigué des conseils pour une meilleure présentation et valorisation de leurs produits et pour une meilleure participation, les prochaines fois. A l’issue de la visite, le ministre en charge du Commerce s’est réjoui du fait que « les Burkinabè aient enfin compris qu’au-delà de la production et de la transformation, c’est l’accès au marché qui constitue la force du commerce  ». Le Japon, grand consommateur de sésame, importe environ 25000t annuellement au Burkina Faso.

C’est dire que des opportunités d’affaires existent pour les exportateurs burkinabè présents au 37è FOODEX. Mais pour cela, conseille le ministre, « il va falloir travailler davantage les normes et la qualité des produits ». Il invite, par ailleurs, les structures telles que la Maison de l’entreprise, la Chambre de commerce, l’APEX, les structures du ministère de l’Agriculture… « à mieux encadrer et soutenir les commerçants, car le marché international est celui de la qualité, c’est aussi un marché agressif, de grande concurrence. » C’est pour toutes ces raisons, a dit le ministre, qu’il est venu « soutenir et encourager les exposants burkinabè ». La présence du ministre du Commerce à leurs côtés à été très bien accueillie par les exposants, représentants des sociétés Velegda, SOBA, EBT Trading, SUCOTROP, etc. Tous se sont dit confiants de réaliser de bonnes affaires.

« Un village, un produit »

A l’issue de la visite du FOODEX, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat s’est rendu à l’aéroport de Narita à Tokyo pour y visiter une boutique de produits artisanaux. Là-bas, il a été émerveillé d’abord, par l’existence dans la boutique, d’articles provenant du Burkina Faso (petits balafons, pagnes traditionnels…), mais surtout, par les bonnes affaires qui y sont faites. Cette boutique entre dans le cadre de « l’initiative en faveur du développement », une série de mesures d’aides japonaises au pays en développement. Le pays du Soleil levant a annoncé cette initiative à une réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tenue à Hong Kong en décembre 2005. Elle vise à favoriser l’insertion des produits africains, entre autres, (les pays en voie de développement, en général), dans les circuits du marché international.

Le projet « un village, un produit » a été lancé en février 2006. Une dizaine de boutiques de ce type existent à travers le pays. De février 2006 à ce jour, la vente des produits artisanaux a généré trois millions de dollars, soit environ 1,5 milliard de F CFA. Le projet est soutenu par le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI) et l’Organisation japonaise chargée du commerce extérieur (JETRO). Sur place, le ministre burkinabè s’est intéressé au circuit d’approvisionnement et à la possibilité pour le Burkina Faso, d’être mieux représenté par beaucoup plus de produits. Avant de prendre congé de la gérante de la boutique, M. Kafando a inscrit ce mot suivant dans le livre d’or  : « Le concept « un village, un produit », développé par le ministère japonais du Commerce et JETRO, reflète l’esprit de promotion des produits de l’artisanat des pays en développement qui n’ont pas toujours accès aux marchés des pays développés. Bravo au Japon pour cette idée et cette action sur le commerce international ! » 

Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA, (à Tokyo au Japon)

Sidwaya.bf

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