lundi, octobre 5, 2026
Google search engine
AccueilActualitéCampagne de commercialisation de l’anacarde : Le prix du kg fixé à...

Campagne de commercialisation de l’anacarde : Le prix du kg fixé à 200 F CFA

L’Alliance africaine pour le cajou (ACA) a procédé, le samedi 10 mars 2012 à Bobo-Dioulasso, au lancement de la campagne de commercialisation de la noix de cajou. A cette occasion, les responsables de la filière ont révélé que le prix du kilogramme de la noix a été fixé à 200 F CFA, soit 300 F CFA la boîte. Ils ont également plaidé pour que la filière anacarde soit prise en compte dans la politique nationale du ministère de l’Agriculture.

La campagne de commercialisation de la noix de cajou a été lancée par l’ACA, l’organisation des acteurs de la filière anacarde, composée des producteurs, commerçants, transformateurs, entre autres. Cette année, le prix du kilogramme de la noix brute fixé à 200 F CFA, connaît une hausse par rapport à celui de l’an dernier qui était 150 F CFA. Pour la présidente nationale de l’ACA, Minata Koné, la production de l’anacarde au plan national, estimée à 25 900 tonnes de noix brutes, selon le recensement général de l’agriculture de 2007, est en pleine croissance depuis quelques années déjà. L’anacarde est produite principalement dans quatre régions du Burkina Faso : les Cascades (11051 tonnes), le Sud-Ouest (8678 tonnes), les Hauts-Bassins (5660 tonnes) et le Centre-Ouest représenté par les provinces du Ziro et de la Sissili (511 tonnes). En matière de création d’emplois, la filière mobilise près de 45.075 ménages, 2.451 emplois dont plus de 92% pour la gent féminine dans les unités de transformation et les ateliers de décorticage implantés dans les régions productrices. Au regard de son importance pour les populations, l’ACA entend lutter pour l’intégration de la spéculation dans la politique nationale du ministère de l’Agriculture du Burkina. « La structuration est l’une des actions phares de la filière anacarde pour asseoir une interprofession en cette année 2012 », a indiqué Minata Koné.

Elle a rappelé que la structure est née en 2005, de la volonté des acteurs de toute la chaîne de valeur, avec l’appui de partenaires. Depuis 2007, la filière anacarde au Burkina Faso est soutenue par l’ACA une association africaine regroupant tous les pays producteurs. Par ailleurs, cette association a initié le projet multinational dénommé Initiative cajou africain (ICA), qui compte le Burkina Faso, le Ghana, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Mozambique. Elle vise la promotion des chaînes de valeur, c’est-à-dire les différents maillons de la filière, à travers cinq objectifs fixés par les pays. Il s’agit de l’accroissement de l’efficacité, de la qualité et de la quantité de la production primaire et de celui de la valeur ajoutée de la transformation. Il y a également l’établissement de liens commerciaux solides, la création d’un environnement favorable et enfin, l’apprentissage et l’innovation pour un accroissement des bons résultats.

Toutefois avant le lancement, le secrétaire national de la structure, Mohamed Ouédraogo, a fait une brève communication sur l’ACA au Burkina Faso, en vue de la faire mieux connaître. Il a soutenu que des statistiques douanières estiment à près de 1 500 000 000 F CFA, les recettes qui proviennent de l’exportation de la noix de cajou. Puis le coordonnateur national de l’ICA, Boureima Sanou, est intervenu pour expliquer aux acteurs de la filière, aux membres et représentants des autorités administratives présents ainsi qu’aux partenaires, les raisons de la mise en place de l’ICA. Il a cité en exemple, la forte production de la noix de cajou en Afrique par rapport au faible taux de transformation (6,6%) au Burkina.

Aussi, malgré cette importante production, le rendement reste tout aussi faible, soit de l’ordre de 4 à 10 kilogrammes par arbre au Burkina. M. Sanou pense qu’en fédérant les efforts, les pays ouest-africains, leaders dans la production de l’anacarde, pourraient saisir l’opportunité que leur offre la proximité des pays importateurs de l’Union européenne et du Nord de l’Amérique. Dès lors, la structuration apparaît comme la solution, en ce sens qu’elle va permettre des échanges d’expériences entre pays membres. Les partenaires de l’ICA sont Technoserve, Fairmatch Support, la coopération technique allemande GIZ, la Fondation Bill et Melinda Gates…

Tielmè Innocent KAMBIRE

Sidwaya.bf

RELATED ARTICLES
- Advertisment -
Google search engine

Most Popular