« Les infrastructures internet pour une économie numérique africaine » sont assurément une problématique de l’heure pour notre continent qui s’ouvre véritablement aux technologies de l’information et de la communication, outils indispensables aujourd’hui pour une émergence de nos nations.
C’est par ces termes que le représentant du Ministre des Transports, des Postes et de l’Economie Numérique (MTPEN) a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier sur les infrastructures internet pour une économie numérique en Afrique.
Organisé conjointement par l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), l’Internet Society (ISOC), et l’African Network Information Center (AfriNIC), cet atelier permettra durant trois jours, 5, 6 et 7 mars, de discuter entre autres sur les thèmes suivants :
- Les adresses IP (transitition de IPv4 à IPv6) ;
- Les noms de domaines ;
- Les IDN pour la promotion de contenus en langues locales ;
- Les points d’échanges internet ;
- La promotion des infrastructures intra-Afrique ;
- Le contenu local ;
- La sécurité internet.
Pour les experts africains presents à cet atelier, ce sera une occasion de parler le même langage et participer ainsi au développement de la normalisation des standards de l’internet.
Selon le Secrétaire Général de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), « il n’est pas exagère de dire que l’internet et en particulier la large bande représente peut être la plus grande chance de progrès économique et social pour ce grand continent qui est le notre ».
Bien que l’internet permette aujourd’hui d’avoir des soins de santé plus efficaces et qu’il soit synonyme de meilleur enseignement, d’environnement durable, de services de transport plus efficace et d’approvisionnement énergétique plus intelligent et plus économique, il est déplorable de constater qu’en Afrique, l’internet reste encore la propriété des seuls intellectuels.
- Comment comprendre donc que seules 34% d’adresses IP africains soient utilisées à l’heure ou les autres continents sont à la limite de leurs quotas ?
- Comment comprendre qu’à l’heure ou les autres continents ont amorcé la transition d’IPv4 à IPv6 certains pays africains soient toujours au stade de sensibilisation avec un taux de transition de 0% ?
- Comment comprendre qu’il existe 13 serveurs DNS dans le monde pendant que l’Afrique ne compte aucun serveur ?
- Comment comprendre que malgré seulement 6% d’adresse IP attribué à l’Afrique, seules 2% sont utilisées ?
- Comment accepter qu’en 2011, l’Afrique compte 7,9 utilisateurs de l’internet pour 100 contre 75 utilisateurs pour 100 en Amerique et 30 utilisateurs pour 100 dans les pays arabes ?
Pour l’expert Ali Drissa BADIEL, pour que l’internet devienne l’affaire de toutes et de tous, « il faudra éduquer les populations, développer les échanges à plusieurs niveaux afin de dégager des pistes de solutions ».
Ailleurs, comme la France et d’autres pays développés, même les consommateurs apportent leurs contributions à travers la réalisation d’études et le lobbying.
Qu’attendent encore et toujours les africains pour développer internet et profiter de l’économie numérique ?
Burkinapmepmi.com




